Beaucoup d’entre nous ont été éduqués dans un esprit de compétition, de pensés, de jugement dans ce qui est bon ou mauvais. Par conséquent, soit au mieux, cela nous as conduit à une mauvaise compréhension des autres, soit au pire, cela nous as provoqué de la colère et de frustration engendrant de la violence.

Aujourd’hui et surtout quand nous sommes parents, une communication non violente et de qualité est une compétence très précieuse. Grâce à cet ouvrage, Marshall Rosenberg, nous met à disposition un outil simple et très puissant pour améliorer nos relations avec les autres et nos enfants.

Grâce aux exemples, aux histoires, et les nombreux dialogues, ce livre est concret et complet. A chaque fin de chapitre, vous trouverez un résumé et des exercices pour mettre en pratique vos nouvelles compétences. Vous allez apprendre à briser les schémas qui mènent à la colère, à dire ce que nous désirons sans qu’il y aie d’hostilité, à communiquer correctement grâce à l’empathie.

L’auteur :

  • Marshall B. Rosenberg : il a été formé à la psychotérapie psychanalytique. Il est le fondateur et le directeur de la formation du center for Nonviolent Communication qui est une organisation internationale.

L’élan du coeur : Aux sources de la communication non violente

L’auteur est convaincu que notre nature profonde est d’aimer donner et de recevoir dans un esprit de bienveillance. Il ne comprend pas pourquoi même dans des conditions difficiles, certains individus deviennent agressifs tandis que d’autres restent dans la bienveillance.

L’agressivité vient des mots et du Language utilisés. Depuis ce constat l’auteur a développé la CNV (Communications Non Violente) que nous pouvons aussi retrouver avec les termes “Communication créative” ou “Communication emphatique”. Enfin même si les mots ne provoque pas directement de violence physique, ils peuvent néanmoins provoquer de la souffrance pour autrui ou nous même.

La Communication Non violente repose donc sur le fait de garder un langage bienveillant même dans les pires conditions. La CNV va nous faire revoir la façon dont nous nous exprimons et la façon dont nous écoutons l’autre. L’empathie joue donc un rôle très important. La CNV privilégie l’écoute de soi mais aussi de l’autre. Cela va permettre de communiquer dans la bienveillance. Si notre intention réelle est de donner et de recevoir avec bienveillance, l’autre finira également de communiquer par cette manière.

La Communication non violente a 4 composantes.

  • Une phase d’observation où nous cherchons ce qui contribue ou pas à notre bien être dans ce qui est dit par autrui sans jugement de notre part
  • Une phase de sentiment où nous voyons si nous sommes contents, tristes, énervés…
  • Une phase où nous définissons nos besoins à l’origine de ces sentiments
  • Formulation d’une demande précise et concrète qui indique précisément ce que nous attendons de l’autre.

Concrètement, cela donne :

  • J’observe un comportement qui affecte mon bien-être
  • Ce comportement me provoque un sentiment
  • Je cerne les désirs, besoins, valeurs qui ont générés ce sentiment
  • Je demande à autrui des actions concrètes contribuant à mon bien être

La Communications non violente peut être utiles dans de nombreux cas : diplomatie, relations de couple, relations familiales…

Quand la communication entrave la bienveillance

L’auteur évoque certaines façons de communiquer qui incitent à des comportements violents. Il parle de communication aliénante.

La première est le “jugement moralisateur” lorsque les actes ne correspondent pas à nos valeurs. Cette communication entraine des reproches mais aussi des insultes. Les personnes sont étiquetées et tout est bien ou mal. Notre attention sera portée sur l’analyse des torts de l’autre au lieu d’être concentrée sur ses besoins. Cela provoque de la rancoeur et par conséquent, à l’avenir les personnes jugées ne répondrons pas spontanément à nos besoins.

Attention à ne pas confondre jugements de valeur et jugements moralisateurs. Les jugements de valeur viennent de nos valeurs essentielles pour bien vivre telles que l’honnêteté ou la paix. Les jugements moralisateurs est un jugement que l’on porte sur les personnes qui ne correspondent pas à nos valeurs.

L’auteur nous invite à exprimer directement nos besoins et valeurs plutôt que d’attribuer des torts et porter un jugement moralisateur sur autrui. La reformulation peut être un bon outil pour y parvenir. Par exemple, plutôt que de dire “la violence est un mal”, il est préférable de dire “Je redoute l’usage de la violence pour résoudre les conflits”.

L’auteur évoque aussi les comparaisons qui entravent la bienveillance envers soi même et les autres.

L’auteur parle aussi de communication aliénante lorsque nous nions nos responsabilités de nos actes, et de nos pensées. Dans le langage courant, cela est bien illustré avec l’expression “Il faut que”

Dans les autres formes de communication aliénante entravant la bienveillance, nous avons l’exigence pour exprimer nos désirs. Par exemple, comme tout parent, je me rappelle d’une journée où j’exigeais que ma fille agisse d’une façon qui n’était pas embêtante pour moi comme être sage dans les transports en commun ou m’obéir sans discuter. Le constat m’a vite fait changer d’avis car elle n’obéissait pas comme je voulais, et naturellement elle réagissait selon ses besoins et ses envies. Cette journée fut mauvaise pour moi et pour elle. Depuis, j’ai lâché prise sur certaines choses en tenant compte davantage de ses besoins et c’est beaucoup mieux pour tout le monde !

Observer sans évaluer

Un des fondements de la communication non violente est de séparer l’observation et l’évaluation. Via l’évaluation, notre interlocuteur peut se sentir jugé et critiqué. Il va donc se fermer et rompre la communication. Le but est d’énoncer des faits sans porter de jugement.

Par exemple :

  • Au lieu de dire “Pierre traîne dans son travail, il est préférable de dire “Pierre ne commence à réviser qu’à la veille des examens”.
  • Au lieu de dire “Tu fais rarement ce que j’aimerai”, il est préférable de dire “Les dernières fois où je t’ai proposé une activité, tu n’en voulais pas en entendre parler”
  • Au lieu de dire “Il est mauvais au football”, il est préférable de dire “En dix match, il a fait peu de passes réussies et n’a pas marqué”

Identifier et exprimer ses sentiments

Après avoir observer sans juger, nous passons à la deuxième composante de la Communication non violente qui consiste à exprimer ce que nous ressentons.

Déjà, nous avons plus de vocabulaire pour qualifier autrui que pour exprimer nos sentiments. Pour beaucoup d’entre nous, il est difficile d’exprimer ce que l’on ressent. Cela est très dommageable et provoque beaucoup d’incompréhensions et de malentendus entre les différentes parties.

Pour nous aider, l’auteur nous donne différents outils. Il nous propose l’utilisation d’adjectifs qui expriment réellement nos sentiments. Par exemple, “je me sens insignifiant” est une interprétation de la façon dont je suis jugé par les autres mais d’un réel sentiment que j’éprouve. L’utilisation du verbe triste exprimerait davantage mes sentiments. Pour nous aider à exprimer nos sentiments, l’auteur nous donne toute une liste d’adjectifs adaptés.

Assumer la responsabilité des ses sentiments

Au lieu de blâmer les autres pour les sentiments que nous éprouvons, nous devons en assumer la responsabilité. Les actes d’autrui peuvent être un facteur déclenchant mais jamais la cause de nos sentiment. Le fait de tenir les autres comme responsables de nos sentiments engendre la culpabilité. Pour y pallier, il faut relier notre sentiment à un besoin. C’est le cas, par exemple, des enfants qui laissent leur manteau sur le canapé alors que la maman souhaiterai qu’il soit dans la penderie. Au lieu de dire ce qu’elle souhaite, elle les qualifiera de paresseux.

Par exemple, pour ma fille qui ne veut pas manger. Au lieu de dire “Papa est déçu que tu ne mange pas ta soupe”, nous pouvons dire “Papa est déçu que tu ne mange pas ta soupe car je souhaite que tu sois une fille en bonne santé”

Les jugements ou critiques que nous émettons sont en réalité le reflet de nos besoins non satisfaits. Critiquer l’autre c’est émettre indirectement nos besoins en passant par le jugement. Par contre, si nous associons nos besoins et nos sentiments, l’autre sera plus enclin à nous répondre favorablement.

Selon l’auteur, nos besoins humains fondamentaux que nous avons en commun sont : l’autonomie, la célébration, l’intégrité, l’interdépendance, le jeu, la communion spirituelle, les besoins physiologiques.

Ne pas exprimer, taire ses sentiments peut se révéler très douloureux. Pour passer de l’esclavage à la libération affective, nous passons par 3 étapes :

  • Première phase : Dans l’esclavage affectif, nous nous croyons responsable des sentiments de l’autre. Nous nous efforçons de faire plaisir à l’autre car s’il n’est pas content, nous pensons que c’est notre faute.
  • Deuxième phase : C’est la phase où nous exprimons notre colère où il devient de plus en plus difficile d’endosser la responsabilité des sentiments d’autrui. L’auteur qualifie cette phase “d’exécrable”.
  • Troisième phase : La libération affective. Nous réagissons aux besoins de l’autre uniquement par bienveillance et non plus par obligation. Nous prenons aussi la responsabilité de nos actes et sentiments.

Demander ce qui contribuerait à notre bien être

L’objectif ici est de trouver le moyen à ce que l’autre prenne plaisir à répondre à nos besoins.

Déjà, il est important de formuler des demandes en langage positif et non négatif. C’est à dire que plutôt de dire ce que nous voulons pas, il faut dire ce que nous voulons. De plus, les demandes négatives risquent de provoquer une résistance chez l’autre.

Outre, l’utilisation du langage d’action positif, il faut éviter les formulations vagues, abstraites ou ambiguë (langage d’action clair) pour éviter la confusion et demander des actes concrets.

Il faut aussi être conscient de ce que nous demandons à l’autre. Plus nous sommes au clair avec ce que nous voulons, plus nous aurons de chance en retour d’obtenir ce que nous voulons. Aussi, Formuler une demande sans exprimer au préalable les sentiments, et les besoins qui la motivent pose autant de problème. Par exemple, si les parents disent à leur garçon “Pourquoi tes cheveux qui ne sont pas coupés”, le garçon peut interpréter ça comme une attaque ou une exigence.

Pour s’assurer que nous ayons été bien compris, nous pouvons à notre interlocuteur un retour. Nous pouvons par exemple lui demander de restituer ou reformuler le message pour remédier aux éventuels écarts ou oublis qu’on pourrait détecter. Il est tout aussi important de le remercier et de lui préciser les raisons de la reformulation.

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