J’ai eu l’occasion de regarder récemment un documentaire qui traitaient des risques liés à une exposition des enfants aux écrans. Je pense que chacun à son point de vue et qu’il n’y a pas de bonne ou mauvaise école. L’idée dans cet article n’est pas de donner de leçon mais de vous donner une idée sur les risques potentiels. J’ai également pu m’appuyer sur une étude complète sur la digitalisation de la vie familiale avec la participation d’experts renommés, dont Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste.

L’évolution de l’exposition des enfants aux écrans

Au sein de notre société avec le phénomène de la digitalisation de la vie familiale, les enfants sont de plus en plus exposés au écrans.

Une grande partie des parents postent des photos de leur(s) enfant(s) sur les réseaux sociaux. Ce phénomène est désigné en tant que « sharenting », néologisme issu de la contraction de « share », qui signifie partager, et « parenting », être parent. Ainsi par exemple, 30% des bébés ont une empreinte numérique avant même de naître.

Aujourd’hui, 89% des enfants âgés de moins de 8 ans ont une interaction régulière avec les écrans, et 72% des enfants âgés entre 0 et 7 ans préfèrent les écrans aux jeux traditionnels. À partir de 3 ans, la majorité des enfants utilisent un écran interactif.

L’exposition aux écrans fait donc désormais partie intégrante de la vie familiale.

Impacts sur le cerveaux de l’enfant liés à une trop forte exposition des enfants aux écrans

Dans sa construction

Tout d’abord il faut savoir qu’une exposition trop forte de nos enfants face aux écrans est très mauvais pour eux. Entre les tablettes, smartphones ou la télévision, les enfants ne savent plus où donner de la tête. Cela peut avoir des conséquences sur leur cerveau en construction.

Les enfants qui ont passé trop de temps devant les écrans peuvent, par exemple, avoir des difficultés à dessiner même  à l’âge de 7 ou 8 ans. Un enfant qui n’a pas de vécu corporel, et suffisamment d’interaction avec les autres, aura du mal à représenter le monde extérieur. Le cerveau de l’enfant est marqué par sa plasticité cérébrale ou son intelligence plastique. Autrement dit, c’est l’environnement de l’enfant qui va favoriser le développement de son cerveau. Un enfant qui aura passer trop de temps sur des écrans va avoir du mal à se représenter. Il dessinera, par exemple, des grosses patates ou des bonhommes allumettes. Les difficultés d’apprentissage peuvent aussi démarrer dés la maternelle.

Les relation avec les autres enfants sont cruciales durant la petite enfance. C’est grâce à ce biais que l’enfant va développer l’affirmation de soi et la parole. Les écrans sont incapables de lui apporter une telle chose.

Des scientifiques et médecins (psychologues, orthophonistes, pédiatres, infirmières scolaires…) s’accordent à dire qu’un usage intensif de la tablette peut :

  • augmenter les troubles de l’attention: l’ensemble des images et des sons qui fascinera l’enfant sera également une source d’excitation. Il va avoir du mal à se concentrer.
  • retarder l’émergence du langage : le bébé a moins d’interactions verbales dans une période cruciale, l’acquisition du langage se fera donc plus difficilement
  • altèrer le développement de la motricité fine et globale : lorsqu’un bébé regarde une tablette, il ne peut explorer son environnement et donc développer sa motricité. Pour son développement, un bébé doit découvrir et apprivoiser le monde qui l’entoure.

D’ailleurs pour appuyer mes propos, savez-vous que des hauts dirigeants travaillant dans la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles privées totalement dépourvues d’écrans ou d’ordinateurs, la Waldorf School of the Peninsula en est un exemple.

L’hormone du plaisir décuplée

Pourquoi au départ, les enfants, pleurent ou font une crise lorsque la télévision ou l’ordinateur ne sont plus autorisés ? Cela vient de la dopamine sécrétée dans le cerveau via les écrans. Lorsque l’enfant regarde un écran, son cerveau est stimulé. Pour des spécialistes en neurosciences, comme le docteur Joël Monzée, le cerveau de l’enfant est en manque. D’ailleurs après un moment passé devant un écran, l’enfant doit faire une pause pour que son cerveau retrouve son équilibre.

Le lien d’attachement qui peut être altéré

C’est un autre effet lorsque le bébé ou l’enfant est surexposé aux écrans. Le lien d’attachement entre le bébé et les parents ne sont pas suffisamment construits. Tout ce temps passé devant des écrans s’est du temps en moins avec nos enfants pour échanger des regards, des sourires… En plus comme nous l’avons vu précédemment, le bébé peut développer une dépendance aux écrans.

Quelques règles pour éviter une surexposition

Veiller au temps passé devant les écrans selon l’âge des enfants

Selon les recommandations officielles de la Société Canadienne de pédiatrie :

  • Pas d’écran au moins avant 2-3 ans
  • De 2 à 4 ans : une heure par jour maximum
  • De 5 à 11 ans : deux heures par jour

Dans d’autres livres, nous diront même qu’avant 3 ans, l’utilisation des écrans est très déconseillé (Laurence Pernoud, j’élève mon enfant).

D’après Elsa Job-Pigeard, Orthophoniste et co-fondatrice de l’association « joue pense parle. » : « Avant 3 ans, pas d’écran : le jeune enfant a besoin de tout son temps et de toute son attention pour découvrir et comprendre le monde avec ses 5 sens et un adulte disponible à ses côtés. Après 3 ans, le parent est le garant de la variété du jeu, des échanges, des sollicitations qui nourrissent la pensée et l’imaginaire. Tout comme une alimentation variée est indispensable à la bonne santé du corps. Entre 3 et 10 ans, le temps d’exposition aux écrans ne devrait pas dépasser 10 à 20 % du temps libre de l’enfant. »

La règle des 4 pas proposés par Sabine Duflo

  • Pas d’écrans le matin

Les écrans proposent une multitudes d’images, et cela va fatiguer l’attention de l’enfant. Par conséquent, l’enfant peut avoir du mal à se concentrer en classe pendant le reste de la journée.

  • Pas d’écrans durant les repas

Le repas peut être un moment d’échange pour la famille. Ce serait dommage de ne pas en profiter.

  • Pas d’écrans avant de s’endormir

L’écran diffuse une lumière (LED) qui freine la sécrétion de mélatonine qui est l’hormone régulatrice du sommeil. Elle permet à l’enfant de s’endormir naturellement.

  • Bien évidemment, pas d’écrans dans la chambre de  l’enfant

Sites utiles

  • http://www.alertecran.org
  • http://www.surexpositionecrans.org

 

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