Le cerveau de votre enfant

Le cerveau de votre enfant est un ouvrage qui a pour objectif d’aider les parents à mieux se connecter émotionnellement avec leur(s) enfant(s) en 12 leçons. Ce livres vient, notamment des dernières découvertes sur le cerveaux des enfants de 0 à 12 ans. En plus des explications claires, vous trouverez des bandes dessinées pour avoir le maximum d’éléments. A la fin du livre, vous trouverez aussi des pense-bête à coller sur le frigo.

Les auteurs sont

  • Le Docteur DANIEL J.SIEGEL, reconnu comme l’un des experts mondiaux du cerveau de l’enfant. Il est professeur de psychiatrie à l’université de Los Angeles, et codirecteur du centre de recherche pour la Mindful Awareness.
  • TINA PAYNE BRYSON, docteur en psychologie et psychothérapeute pour les enfants et adolescents. Elle dirige l’éducation parentale et le développement à l’institut Minsight.

Comprendre les principes de base du cerveau

Les parents peuvent être experts sur le corps de leurs enfants mais ne connaissent quasiment rien sur le cerveau de leur enfants alors qu’il joue un rôle central.

L’auteur nous parle “du principe d’intégration” et de son importance. Le cerveau est composé de plusieurs parties. La clé du bien être va être d’intégrer ces parties pour qu’elles puissent correctement fonctionner ensemble. Le rôle de l’intégration va être de coordonner et d’équilibrer les différentes régions du cerveau. L’expérience modèle notre cerveau.

L’intégration doit être horizontale, le cerveau gauche logique doit collaborer avec le cerveau droit. Elle doit être aussi verticale, les aires cérébrales supérieures, permettant de réfléchir aux actes doivent s’accorder avec les parties inférieures, liées à l’instinct de survie.

Les troubles du comportement chez les enfants viennent de cerveau “mal intégré”. Le rôle des parents va donc d’être de faciliter l’intégration. Dans notre vie, nous pouvons osciller entre la rigidité et le chaos. C’est pareil pour nos enfants, et nous devons les aider dans ces phases en les ramenant vers l’équilibre et l’intégration. Lorsque l’enfant est en état d’intégration, il est stable et équilibré.

Deux cerveaux pensent mieux qu’un

Le cerveau va donc avoir 2 hémisphères :

  • L’hémisphère droit ou le “cerveau droit” non verbal. Il va être focalisé sur le ressenti et les expériences. On le dira plus intuitifs et émotionnel.
  • L’hémisphère gauche ou le “cerveau gauche” logique, linguistique.

Pendant les 3 premières années de leur vie, c’est le cerveau droit qui est dominant. Quand l’enfant commence à poser le fameux “pourquoi”, le cerveau gauche commence alors à prendre de l’expérience. Pour une vie équilibrée, les 2 cerveaux doivent bien collaborer. Une partie va “réguler” l’autre partie.

Pour veiller à cette bonne intégration horizontale, les auteurs nous donne différents conseils.

Lorsqu’un enfant pousse une colère sous le coup de l’émotion, non rationnelle, il ne faut pas s’emporter mais écouter l’enfant. Cela s’appelle “se connecter et rediriger”. Dans un premier temps, on se connecte au cerveau droit de l’enfant pour rediriger l’enfant vers son cerveau gauche. Après avoir créer une communication de cerveau droit à cerveau droit, il est plus facile de connecter les 2 cerveaux gauche pour traiter le problème de manière logique.

Lorsqu’un enfant nous parle d’une peur. Il ne faut pas nier le problème, mais Il faut l’encourager à nous la faire partager. Cela va permettre à l’enfant de nommer ses peurs pour mieux les apprivoiser. Cette technique “Nommer pour apprivoiser” aide l’enfant à relier ses 2 hémisphères. Dans un premier temps, le cerveau droit exprime l’émotion et dans un deuxième temps, le cerveau gauche l’analyse et la fait disparaître.

Les auteurs nous encourage à expliquer ces 2 parties du cerveau à nos enfants.

L’escalier de l’esprit : Cerveau d’en haut et cerveau d’en bas

Nous avons 2 étages pour notre cerveau. Celui du bas qui correspond à la partie “primitif” et celui du haut, très sophistiqué qui contrôle les pensées et analyses les plus élaborées. un enfant dont le cerveau supérieur fonctionne régulera ses émotions. Nous dirons que les parties basses et hautes sont verticalement intégrées.

Les auteurs, nous rappelle qu’il faut avoir des attentes réalistes concernant l’intégration. Le cerveau du haut est mature qu’à 25 ans !

Les auteurs nous expliquent aussi le rôle prépondérant de l’amygdale situé dans le cerveau d’en bas. Son rôle est d’analyser et d’exprimer rapidement certaines émotions en particulier la peur et la colère. Quand une menace surgit, cette partie prend le dessus sur le cerveau du haut. c’est ce qui fait que nous agissons avant de réfléchir.

Cela explique les grosses crises que peuvent avoir les enfants qui ont en plus le cerveau du haut encore en chantier. Pour apaiser les crises, il faut reporter son attention sur autre chose et l’apaiser, le rassurer. Il faut donc avoir un comportement approprié.

Grâce à l’apaisement, le cerveau du haut sera sollicité et la colère pourra passer. Cependant, la négociation n’est pas toujours systématique et l’enfant doit respecter l’autorité parentale. En plus de faire appel au cerveau d’en haut, on peut les encourager à l’utiliser régulièrement. Cela va permettre de le développer, de le renforcer. Par exemple, plutôt que de prendre toutes les décisions à la place de nos enfants, encourageons les à prendre leur propres décisions.

L’activité physique va aussi permettre à l’enfant de se reconnecter avec son cerveau supérieur. Lorsqu’un enfant a besoin de se calmer, nous pouvons donc l’inciter à bouger.

Enfin, les auteurs nous invitent à expliquer nos enfants qu’ils ont un cerveau d’en haut et un cerveau d’en bas.

Tue les papillons : Intégrer la mémoire pour guérir et grandir

Pour les auteurs, la mémoire est la manière dont un événement passé nous affecte dans le présent. Enfin, la mémoire n’est pas l’exacte reproduction des événements passés.

Il existe 2 types de mémoires. La mémoire implicite qui permet d’agir sans réfléchir et la mémoire explicite qui est l’invocation consciente d’un souvenir précis.

Notre mémoire va forger nos attentes sur le monde à partir de nos expériences précédentes. Grâce à cela, la mémoire favorise l’anticipation, c’est à dire que le cerveau va se préparer à réagir d’une certaine manière.

En cas de souci, Il faut poser un maximum de questions pour en comprendre les raisons. Cela va permettre à l’enfant une prise de conscience et l’aider à surmonter plus facilement le problème. Les expériences difficiles ne doivent donc pas être taboue.

Si nous pensons qu’un mauvais épisode affecte un enfant, nous pouvons utiliser quelque chose qui va permettre à l’enfant de se rappeler de ce mauvais souvenir pour le rendre d’implicite à explicite. Ce procédé redonne à l’enfant le contrôle de son douloureux vécu et de surmonter cet épisode à son rythme.

Plus nous exerçons la remémoration, plus elle se renforce. Il ne faut donc pas hésiter à inviter nos enfants à faire appel à leur mémoire, à leurs souvenirs lors d’activité en famille. La manière la plus simple pour aider l’enfant à se remémorer des choses est de poser des questions. Des études montrent que se remémorer des choses améliore les fonctions immunitaires et cardiaques.

Enfin, les auteurs nous recommandent d’expliquer à un enfant ce qui se passe dans son cerveau lorsqu’un épisode douloureux du passé influence son comportement.

Mes Etats-Unis : Intégrer les multiples parties du soi

Les auteurs nous présentent le terme “Mindsight” ou clairvoyance. Cela signifie d’avoir une perception claire de son propre esprit mais aussi celui des autres.

L’esprit peut être représenté comme une roue d’une bicyclette avec au centre un moyeu. Le pneu représente les éléments qui retiennent notre attention (pensées, émotions, rêves, perception du monde extérieur…). Le moyeu représente l’intérieur de l’esprit nous permettant d’avoir conscience de ce qui se passe en nous et autour de nous. La conscience est ancrée dans ce moyeu, et grâce à cela, nous pouvons nous concentrer sur les différents éléments du pneu.

Les points du pneu vont donc déterminer l’état d’esprit. En aidant l’enfant à avoir une bonne clairvoyance de son esprit, celui-va se concentrer non plu uniquement sur les éléments négatifs mais aussi sur les éléments positifs du pneu.

Quand un enfant est concentré que sur les éléments négatifs du pneu, nous disons qu’il est “bloqué sur le pneu”. Il faut veiller à ce que cela soit temporaire et non définitif car l’enfant va avoir une mauvaise image de lui même et perdre confiance en lui. Quand les enfants sont fixés sur des points négatifs sur la roue de la conscience, nous devons donc les aider à refocaliser leur attention sur des éléments positifs.

Les auteurs mettent également en avant le pouvoir qu’a la concentration pour modeler le cerveau. Ils donnent aussi des pistes pour nous permettre d’aider nos enfants à avoir un esprit clairvoyant. Tout d’abord, il faut bien expliquer que les émotions sont temporaires. Il faut aussi leur apprendre à reconnaître les Sensations, Images, Sentiments, et Pensées (SISP). Cela va les aider d’avoir une vision plus claire de ce qui se passe dans leur cerveau. Il existe aussi différents exercices de mindsight pour aider les enfants à gérer leur angoisses.

Enfin, les auteurs nous invitent à expliquer le concept à nos enfants quand nous les aidons à intégrer les multiples parties d’eux même.

La connexion moi-nous : Intégrer le soi aux autres

Dans ce chapitre, les auteurs se tournent vers le second aspect du mindsight, développer la capacité à voir l’esprit d’autrui et à se connecter à lui. Nous allons donc voir comment développer l’empathie chez nos enfants.

Tout d’abord, le cerveau est un organe social fait pour nouer des relations. Nous dirons que le cerveau est câblé pour “l’intégration interpersonnelle”. Nous cultivons nos différences tout en favorisant les relations sociales.

Les auteurs parlent des “neurones miroirs”. Par exemple, c’est ce qui nous donne envie de bailler lorsque nous voyons quelqu’un bailler. Les neurones miroirs nous aident aussi à mieux comprendre la culture et comment les comportements partagés nous lient les uns aux autres.

Les relations que nouerons nos enfants seront le fondement de leurs futurs rapports humains. La qualité des liens avec les gens qui veillent sur eux est donc très importante. Les différentes expériences relationnelles vont câbler le cerveau d’un enfant pour appréhender le “nous”.

Mais, les enfants doivent quand même apprendre le partage, le sacrifice… Les parents devront donc aider les enfants à développer leur ouverture aux autres, à nouer des relations. Cependant, nous devons aussi cultiver leur individualité.

Les auteurs nous parlent aussi “d’éducation ludique”. Ils nous invitent à nous lâcher avec eux, de leur raconter des blagues, de s’intéresser à ce qui leur tiennent à coeur. Un bon moment passé en famille valorise leurs futures relations humaines.

Comme il est impossible d’éviter le conflits à nos enfants, nous devons aussi leur apprendre à gérer sainement les conflits. Nous pouvons apprendre à l’enfant la communication non verbale en lui montrant le langage corporel et les expressions faciales que pourraient avoir un autre enfant. Il faut aussi leur apprendre à aller plus loin que le pardon comme nettoyer les bêtises, ou encore faire un acte de gentillesse.

Enfin, après tout ce qui a été vu sur la claire conscience ou le mindsight, les auteurs nous donnent des pistes pour expliquer à nos enfants comment aussi bien voir dans leur esprit que dans l’esprit des autres.

Conclusion : Fonctionner comme un tout

Grâce à cet ouvrage, vous serez plus attentifs aux expériences quotidienne de vos enfants. Vous profiterez des moments simples comme des moments difficiles pour les aider à mener une existence épanouies.

 

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