Chaque individu né avec un capital de confiance en soi. Mais ce capital doit être entretenu. C’est à chacun de nous (parents, éducateurs..) à l’entretenir pour qu’il puisse se développer correctement et s’enraciner de façon profonde et durable. Une des premières chose, pour que votre enfant aie confiance en lui et les autres, c’est d’abord que nous ayons confiance en lui. La confiance en soi et l’estime de soi sont des composantes essentielles à l’épanouissement et au développement de l’enfant. Si cette première condition est respectée, alors il est très probable que votre enfant deviennent un adulte bienveillant, altruiste, et confiant.

Ce livre certifié “Parentalité heureuse” vient de nombreuses recherches récente en neurosciences affectives et sociales. Très documenté, Il contient en plus 38 outils concrets et ludiques. Il contient également des activités pratiques pour developper la confiance présente initialement dans chacun de nos enfants.

L’auteur :

Définir. Confiance et estime de soi

L’estime de soi englobe 3 éléments : l’amour de soi, la vision de soi, et la confiance en soi. La confiance en soi peut être défini comme notre conviction à apporter des réponses adaptées selon les diverses situations auxquelles nous sommes confrontées durant notre vie.

L’estime de soi va être capitale pour la construction de notre personnalité. Une mauvaise vision de soi ne peut pas nous permettre de nous construire de façon équilibrée. L’estime de soi et la confiance en soi sont donc très liées.

Lorsqu’un bébé vient au monde, il a une confiance en lui absolue mais l’estime de soi reste à construire. L’objectif va donc être de garder la confiance qu’il a en lui et construire une bonne estime de soi.

Cependant, il est difficile de parler d’un tout pour la confiance en soi. On peut être à l’aise pour des choses et moins pour d’autres. D’après Isabelle Filliozat, nous pouvons distinguer 4 dimensions se construisant les unes sur les autres dés le plus jeune âge :

  • La confiance de base ou sécurité intérieure : C’est l’amour inconditionnel dés la naissance. Le bébé se sent aimé, et ses besoins sont satisfaits. Grâce à cela, il va prendre conscience de la place qu’il occupe dans l’environnement
  • La confiance en sa personne propre : L’enfant grandit. Ses besoins étant toujours satisfait, et ses émotions reconnues, il développe sa propre personnalité.
  • La confiance en ses compétences : Ensuite, il va chercher à faire de plus en plus de choses seul.
  • La confiance relationnelles ou sociales : Son champs d’interaction sociale va s’étoffer petit à petit.

La confiance en soi n’est jamais définitivement acquise ou perdue mais elle reste un moteur. Lorsque nous avons confiance en nous des neurotransmetteurs tranquillisants sont sécrétés et vont neutraliser l’action des anxiogènes sécrétés antérieurement. Cela nous donne les conditions indispensables pour affronter des situations qui nous paraissaient bloquantes.

La connaissance et la conscience de soi sont aussi des éléments liés à la confiance en soi. Un individu qui se connaît bien avec ses atouts et faiblesses sera enclin à être plus confiant.

Il existe différents signes qui peuvent montrer qu’un enfant n’a pas confiance en lui (comportements antisociaux, dénigrement personnel..). Cependant, attention à ne pas mal interpréter des signes qui pourraient à nos yeux révéler un manque de confiance, car à force de le répéter, l’enfant finira par être convaincu qu’il n’a pas confiance en lui.

Comme je le dis souvent, les parents parfaits n’existent pas ! Quand nous sommes parents, nous soumis à des doutes et interrogations. Se remettre en question et ne pas mentir sur nos émotions à nos enfants sont essentiels pour accompagner notre enfant sur la voie de la confiance. Le but recherché est avant d’être des parents et enfants épanouis.

Malheureusement, il arrive encore que les parents soient stigmatisés par l’entourage en étant de bons parents ou pas ou que les parents se compare entre eux. Cela participe au stress et à la culpabilité. Mais il est important de lâcher prise, que nous nous fions à notre propre instinct et que nous nous faisons confiance ! Mais pour cela, il est important d’avoir des connaissances. Pour bien se sentir durant la grossesse et développer la confiance avant la naissance, l’auteur évoque les bienfaits de l’haptonomie, l’ostéopathie...

Pour pouvoir avoir une relation harmonieuse avec notre enfant, il faut être en harmonie avec soi même. L’auteur évoque le concept de l’enfant intérieur qui désigne la part enfantine de l’adulte qui s’est construit à partir de l’enfant que nous avons été. Cet enfant intérieur en cas de traumatisme antérieur doit être guéri. C’est une base pour construire cette relation harmonieuse avec notre enfant.

Il est important de respecter les compétences et la personnalité propre à notre enfant et de ne pas faire les choses uniquement selon nos attentes. Même si nos angoisses peuvent un impact sur notre éducation, elles doivent pas être un frein pour le développement de notre enfant.

Pour qu’un enfant ait confiance en lui, il faut qu’il ait confiance en sa figure d’attachement.

La confiance en soi d’un enfant peut être altérée à cause d’une succession d’échecs. Face à ces situations angoissante, l’enfant va mettre en place des stratégies qu’il est important de reconnaître pour pouvoir le rassurer, de le soutenir et de l’encourager.

Comprendre. Aux sources de la confiance en soi

L’auteur nous parle des neurosciences en dévoilant l’architecture du cerveau de l’enfant et de son évolution.

Au départ, le cerveau de l’enfant est immature. Les cerveaux reptiliens et émotionnels dominent alors que le cerveau supérieur se développe petit à petit. Les 3 premières années de vie sont la période où l’enfant apprend le plus de chose dans sa vie. L’environnement affectif et éducatif va donc avoir des effets déterminant sur le développement de l’enfant. Plus l’enfant a confiance en lui, plus le cerveau préfontal se développe.

Il y a différentes façons de développer cette zone :

  • En proposant des choix : c’est une des techniques que j’utilise le plus avec ma fille
  • En posant des questions : quand ma fille m’affirme quelque chose, je lui pose régulièrement des questions sur ce qu’elle affirme
  • En faisant réfléchir qui est la conséquence des 2 techniques évoquées ci- dessous

Cependant, n’ayez pas l’impression d’avoir une grosse pression ! On commet tous des erreurs et rien n’est figé pour notre enfant, grâce à la plasticité de son cerveau, l’enfant s’adapte et évolue tout au long de sa vie.

D’autre part, à chaque nouvelle expérience une nouvelle connexion neuronale, appelée synapse, est créée. Au fur et mesure que l’enfant grandit et qu’il se rapproche de l’âge adulte, des synapses les plus fragiles disparaissent. Ce processus est appelé l’élagage synaptique. Seuls les synapses sollicitées fréquemment avec des expériences répétées restent. Les interactions qu’à l’enfant avec le monde extérieur sont aussi essentiels.

L’amour grâce à l’affection, au toucher, au soin, est aussi essentiel pour développer la confiance en soi. Attention, toutefois à ne pas étouffer l’enfant. L’amour doit inconditionnel en aimant un enfant pour ce qu’il est et non ce qu’il fait.

Le lien d’attachement est très important. Il est marqué par l’empreinte. Cela signifie que dés qu’un être vient au monde et qu’il est rassuré par l’amour d’un autre être, un lien d’attachement indélébile se créera. L’enfant s’attachera spontanément à l’adulte qui lui manifestera le plus d’attention et de soin. Les papas ont donc toute leur place ! Durant les 3 premières années, ce lien créée lui procurera un sentiment de sécurité et de confiance qui lui permettra d’explorer le monde.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser le sentiment de sécurité créé va permettre un détachement plus facile.

L’auteur nous évoque également tous les bienfaits du portage.

L’auteur nous rappelle qu’un bébé bien nourri est aussi un facteur de confiance en lui. Il est également important de ne pas forcer un enfant à manger.

En ce qui concerne le sommeil de bébé, il est important de ne pas le laisser pleurer et de ne pas hésiter à le câliner lorsqu’il le demande. Cela renforce le lien d’attachement et la confiance en soi.

La gestion des émotions est très importante pour l’enfant. Elles doivent être bien accompagnées. Un mauvais accompagnement de celle-ci peut avoir des conséquences néfastes pour l’avenir de l’enfant (difficultés relationnelles, addictions). Nous pouvons distinguer les émotions primaires (colères, peur, joie…) et les émotions secondaires, plus complexes (orgueil, passion…). Les émotions sont saines et naturelles. L’enfant doit les évacuer, les représenter.

Il est tout aussi nécéssaire que parents, éducateurs identifient et écoutent leurs émotions. C’est ce que j’essaye de faire au maximum pour rester objectif avec ma fille et pour l’écouter au mieux lorsqu’elle exprime quelque chose. Il arrive aussi que les émotions exprimées par nos enfants puissent réveiller nos blessures du passée.

Selon le thérapeute Arnaud Deroo, pour trouver une construction solide et pérenne, l’enfant a besoin d’avoir conscience de son propre corps, de se sentir en sécurité, d’avoir du pouvoir sur le monde, d’avoir intégré des images de personnes signifiantes, d’avoir plusieurs expériences cognitives, sociales et émotionnelles. Pour réussir cela, nous pouvons intervenir de différentes façons comme le peau à peau à la naissance, la tétée de bienvenue ou d’accueil.

Les bienfaits du massage jouent également un rôle important. Le toucher bienveillant (via le massage ou pas) va au delà de la survie, il participe également à la confiance en soi.

L’auteur évoque la motricité libre. C’est laisser son enfant libre de ses mouvements. Cela lui permet de lui envoyer un message positif sur ce qu’il est potentiellement capable de faire. Cela va donc lui permettre de développer la confiance en soi. En complément de cette pratique, les enfants peuvent bénéficier du bain libre ou bain libéré.

Enfin, il est aussi important que l’enfant se sente bien dans son corps pour qu’il puisse développer sa confiance. Il existe plusieurs astuces pour y parvenir (choix dans les vêtements par exemple). Pour ma part, j’ai utilisé la danse et la musique dés le plus jeune âge, ce qui a bien fonctionné, je pense. Dés que manille écoute un son, qu’il y aie du monde ou pas, elle danse et adore ça !

Communiquer. Le pouvoir des mots. La puissance des maux

Nous avons la protoconversation. Cela correspond aux différentes interactions (regards, mots, caresses) qu’a le bébé avec les adultes qui l’entourent et qui lui donne les bases pour développer la confiance qu’il a en lui. Il est également essentiel de ne pas laisser pleurer le bébé.

La communication est aussi un vecteur de confiance pour l’enfant. D’ailleurs si votre enfant, ne dit pas exactement le mot, comme “ture” à la place de voiture, faîtes lui comprendre que vous le comprenez quand même. C’est ce que je fais avec ma fille.

Lorsque vous fixez des règles, pensez à expliquer à votre enfant leur utilité pour l’accompagner dans la frustration que cela peut générer. Pour renforcer la confiance en soi, l’enfant a besoin d’être reconnu et respecté.

Les modes de garde ont aussi un impact sur la confiance en soi pour l’enfant. Attention à bien s’assurer du niveau des professionnels et que le mode éducatif soit le même à la maison.

L’auteur nous parle de la violence éducative ordinaire qui, avec ses effets néfastes, brise la confiance chez l’enfant. Selon Olivier Maurel, la violence éducative ordinaire rassemble tous les comportements qui se veulent éducatifs mais qui sont sous forme de violence physique (gifler, fesser…), verbales ou psychologiques (crier, humilier…).

L’auteur nous met aussi en garde contre les paroles blessantes que l’enfant intègre dans son subconscient et qui par conséquent altère durablement la confiance en soi. Il peut arriver que, sous l’effet de la colère ou de la fatigue, nous disions des mots blessants. Dans ce cas, il est très important de s’excuser rapidement auprès de l’enfant.

Attention également aux prophétie et à l’étiquetage ! Laisser votre enfant explorer même si vous pensez qu’il risque de casser un jouer car il peut se sentir rabaissé. Lorsque, par exemple, l’enfant range ses chaussures, au lieu de lui dire “C’est bien, tu es sage”, dîtes “Je suis content que tu es rangé tes chaussures”. Il est moins angoissant pour un enfant d’avoir un avis sur ses réalisations que sur sa personne.

Comme évoqué récemment, il est important d’encourager et valoriser l’enfant tout évitant un jugement de valeur sur l’enfant. Faber et Mazlich parlent de compliments descriptifs. Au lieu d’évaluer, nous pouvons décrire ce que nous voyons, ou comment nous nous sentons. Par exemple au lieu de dire “Tu as rangé tes chaussures, tu es très sage”, nous pouvons dire simplement “Je vois que tu as rangé tes chaussures, papa est content”.

Le langage non verbal a évidemment aussi toute son importance.

Pour terminer ce chapitre, l’auteur nous parle aussi de l’importance d’écouter avec 2 types d’écoute : L’écoute active avec la reformulation et l’écoute silencieuse où nous laissons l’enfant s’exprimer. Enfin, nous avons également un zoom sur la communication non violente.

Aider. Encourager son enfant à mettre en valeur son potentiel

Cultiver la confiance passe par l’autonomie. Evitons donc d’aider spontanément l’enfant avant qu’il nous sollicite. Je sais que en tant que parent, cela peut être plus fort que nous mais gardons patiente ! N’hésitez pas aussi à donner le choix à votre enfant.

La pédagogie Montessori qui reprend cette idée fait partie ainsi des pédagogies actives. Mais attention à bien adapter l’autonomie des enfants par rapport à leur rythme, âge et développement. Par exemple, ne demander pas à un enfant de faire correctement son lit à 2 ans !

N’hésitez pas à parler de tout à vos enfants mais, cela va de soi, avec un vocabulaire adapté.

L’auteur nous parle aussi de la parentalité ludique avec l’importance des jeux pour les enfants et de ses vertus. En effet, jouer avec son enfant, c’est utiliser le langage universel des jeux pour renforcer les liens d’attachement, neutraliser les conflits… En plus le jeu va permettre d’essayer, de recommencer, d’apprendre pour l’enfant. Le jeu peut aussi permettre de dédramatiser des situations traumatisantes que l’enfant peut connaître. De mon côté, mes jeux favoris sont la danse et le puzzle avec ma fille.

L’art est aussi un grand vecteur de liberté d’action pour exprimer consciemment ou inconsciemment son ressenti. Pour que cela reste un vecteur de liberté, il faut éviter tout jugement. Par exemple, utilisez la description, posez des questions plutôt que d’évaluer. Au lieu de dire “C’est beau !”, dîtes “Je vois un soleil”, “Que représentes ce traits ?”

Il est aussi important de passer un maximum de temps avec son enfant. Notre temps réellement passé avec eux (c’est à dire sans regarder son téléphone…) est essentiel pour le développement de leur confiance en eux. Isabelle Filliozat recommande au minimum un temps de 10 minutes par jour pour recharger le réservoir d’amour et renforcer les liens.

Il est également important de ne pas s’intéresser uniquement à ce qu’a fait l’enfant mais aussi à ses sentiments, pensées, envies.

Qu’en est-il à l’école ?

Réussite scolaire et confiance en soi sont très liés. Un enfant qui a confiance en lui apprendra mieux alors que l’enfant qui n’a pas confiance en lui a de mauvais résultat et peux s’enfermer dans un cercle vicieux.

Pour un meilleur apprentissage, il est nécéssaire de respecter les besoins, les émotions, les envies de chaque élève. Se tromper n’est pas une fin en soi mais peut être un tremplin. L’école doit aussi fixer des objectifs atteignables dans un délai confortable en respectant le rythme de chaque élève.

La motivation joue un rôle important dans la confiance et la réussite. Elle doit être entretenue pour son effet vertueux.

Il est nécéssaire de changer de paradigme. C’est à dire qu’il faut éviter d’évaluer, d’émettre un jugement pouvant décourager l’enfant et altérer sa confiance. Par exemple, plutôt que de dire “Tu es nul en français”, dites “Tu as raté ta rédaction”.

Tenons compte des différentes formes d’intelligences :

  • L’intelligence corporelle-kinesthésique : Capacité d’utiliser son corps d’une manière fine
  • L’intelligence logico-mathématique : Capacité de raisonner logiquement, de calculer
  • L’intelligence musicale rythmique : Sensibilité aux rythme et à la musique
  • L’intelligence naturaliste-écologiste : Capacité de reconnaître et de classer les formes et structures de la nature
  • L’intelligence verbe-linguistique : Sensibilité aux structures linguistiques
  • L’intelligence spaciale : Capacité à créer des images mentales et de percevoir avec précision le monde physique
  • L’intelligence interpersonnelle : Capacité à entrer en relation avec les autres
  • L’intelligence intrapersonnelle : Capacité à bien se connaître

L’objectif est de varier les chemins d’apprentissage en fonction de ces différentes formes d’intelligence sans pour autant catégoriser les élèves par type d’intelligence. Les intelligences multiple ne sont pas la solution mais une solution.

 

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