Conseils d’Alan :

– La cuisine peut être un élément pour transmettre sa culture
– Alan et Maddévie n’adaptent pas leur modèle d’éducation, ce sont les enfants les arbitres, et qui choisissent les bons côtés des 2 cultures.

Interview :

Bonsoir, Alan. Je rappelle que tu es le mari de Maddévie, mére noire gabonaise, et Papa de 2 adorables enfants métisses, Ysia qui a 4 ans et Ewan qui a quelques mois. Je trouve ton histoire très intéressante.

La première question qui me vient à l’esprit concerne le choix du prénom. Comment avez-vous fait pour choisir les prénoms ?

Alors pour les prénoms, je pense que c’est un choix difficile et délicat. On était d’accord avec Maddévie pour trouver un prénom relativement court et ensuite nous avons pour Ysia cherché ensemble dans des listes de prénom sans vraiment se dire qu’on choisirait un prénom gabonais ou breton. On voulait juste choisir un prénom qui nous plaise à tous les deux. Pour Ysia, nous avions trouvé 3 prénoms : Ysia, Enora, Merveille. Ces prénoms sont sur sa carte d’identité. Nous avons plutôt pris notre décision tardivement, vers les derniers jours de grossesse. Ysia était le prénom qu’on a aimé tous les deux le plus. Il n’y a pas de signification particulière.

Donc cela a vraiment été un choix sans qu’il n’y ait un aspect culturel, le plus important c’est que le prénom plaise à tous les deux.

Oui, c’est tout à fait ça.

Je me posais une autre question. Étant donné que vous êtes tous les deux francophones, je me demandais s’il n’y avait pas une certaine façon de représenter la culture, à travers la cuisine par exemple.

Maddévie a tendance à cuisiner des plats plutôt gabonais même si elle maitrise également bien la cuisine française. Pour ma part, je cuisine peu, mais j’aime souvent faire des galettes afin de montrer mes origines bretonnes aux enfants. Comme ça, les enfants aiment aussi bien la cuisine gabonaise que française. Contrairement à ma fille, étant français, lorsque j’étais enfant, je n’ai pas eu la chance de gouter la cuisine africaine, c’est quelque chose que j’ai découvert avec ma femme alors que ma fille connaîtra cette cuisine dés son plus jeune âge, ce qui est un avantage.

D’ailleurs, je voulais revenir sur le choix du prénom. Autant avec Ysia, nos origines n’influaient pas. Pour Ewen qui est un prénom breton, ça a donc été différent, mais ça s’est fait de manière naturelle, nous n’avions pas réellement de moment de réflexion sur cet aspect, nous cherchions un prénom masculin court et cela convenait à tous les deux.

Finalement, la cuisine peut transmettre une certaine identité via , par exemple, les plats que peut préparer ta femme.

Tout à fait

Merci, je souhaitais également te questionner sur l’aspect de la religion. Maddévie ayant une foi assez forte, je voulais savoir comment tu gérais ?

Nous avons la même religion et sommes tous les deux croyants. Nous partageons les mêmes valeurs et nous transmettons cette foi à nos enfants, nous pensons que c’est important pour leur éducation.

Merci, Alan. Du coup une autre question me vient à l’esprit. Comment fais-tu pour l’éducation de tes enfants sachant que l’éducation reçue par tes parents est peut-être différente de celle qu’a reçue Maddévie ?

Je pense que je ne m’adapte pas. J’ai mon concept sur l’éducation et Maddévie a le sien qui peut être un peu différent. Madévie ne s’adapte pas également. Nous pensons que c’est nos enfants qui finalement feront le mix des deux, nos cultures n’étant pas trop éloignées, cela fonctionne bien.

Donc au final, ce sont les enfants qui sont les arbitres

Oui, exactement. Ce seront les enfants qui prendront le meilleur de chacune des cultures pour forger son caractère et sa personnalité.

Tu dois retourner souvent au Gabon et je souhaitais savoir la perception de ta fille lorsqu’elle est au Gabon avec la famille de Maddévie.

C’est une excellente question, mais je pense que j’aurai une meilleure réponse dans quelques années… À son âge, je ne suis pas sur qu’elle fasse déjà la part des choses. Elle est consciente que sa mère est gabonaise et que son père est français et sait qu’elle a comme une double identité culturelle, mais quand elle est au Gabon, pour elle c’est avant tout les vacances. Je pense qu’elle ne réalise pas vraiment et que cela viendra plus tard, au moment de l’adolescence par exemple.

Merci beaucoup, Alan, Papa Corner souhaite tout le bonheur du monde à ta famille.

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